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Moccione

  • Photo du rédacteur: Florence Jacquemin
    Florence Jacquemin
  • 10 févr.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 jours











On arrive tôt ce soir chez Moccione, déjà les tables se remplissent, l’établissement a une réputation et les gens réservent tôt, soyez avertis! Le décor est chaleureux et joue sur deux niveaux, certaines touches nous laissent deviner que nous sommes dans un restaurant haut de gamme : le comptoir de bar en marbre Calacatta, les luminaires intégrés au bar; alors que d’autres nous ramènent à une certaine simplicité, le bois qui recouvre le mur de blocs de béton mis à nu, les plantes d’intérieur dans des pots dépareillés, les serviettes de table aux allure de linges à vaisselle comme à la maison… Sur les murs, des photographies de Liana Carbone, une amie du chef. La cave à vin a des airs de cave familiale typique italienne, bien rangée par endroit et plus libre dans certains coins, comme si nonno était venu se choisir une bouteille et en avait laissé traîner quelques unes. Le cadre de paysage toscan sur le mur du fond confirme la fierté de la mère patrie. La musique de Mario Biondi que nos amis italiens nous avaient

fait découvrir nous remémore notre séjour en Italie.


La cuisine italienne a ce je ne sais quoi qui nous ramène à une certaine idée de confort mais ne soyez pas berné, chez Moccione, on ne se laisse pas aller à la simple nostalgie du passé, tout y est préparé avec précision et savoir-faire. C’est exactement ce que je recherche au restaurant, être transportée à chaque bouchée.


Assis au bar, nous assistons au ballet bien orchestré de l’équipe de salle. On s’occupe de nous avec soin, on nous présente les menus , la carte des cocktails et la carte des vins. Le menu du chef Luca Cianciulli se compose de 6 antipasti, 4 primi et 3 secondi, la terre et la mer sont bien représentées ce soir, il y en a pour tous les goûts.






Nous débutons notre dégustation par le tartare de cardeau servi dans des coques d'huîtres, sur un lit de glace concassée. C’est salin, c’est frais et on sent une belle acidité provenant de la bergamote, cet agrume qu’on a l’habitude de voir dans les mélanges de thé. Quelques dés de radis melon d’eau finement taillés apporte un croquant et une belle touche de couleur à ce tartare. Le tout est adouci par l’orange cara cara en suprêmes qui éclatent en bouche. Une huile d’olive juste assez piquante permet de sublimer toutes ces saveurs.


On poursuit avec le poisson frit qui se trouve ce soir à être le doré. Un beau pavé bien pané est servi sur un sugo crudo remémorant le gaspacho, mais un gaspacho bien lisse et doux, l’huile d’olive de qualité y est pour beaucoup ici aussi. Un cordon d'aïoli bien goûteux agrémente le morceau de poisson. Pour couronner le tout, des rondelles de calmar grillées à la perfection donnent une autre strate à ce bel assemblage de textures. On ne peut s’empêcher de tremper la foccacia moelleuse dans la sauce orangée qui nous reste et rendre hommage à ce plat magnifique. Facciamo scarpetta!  








On passe ensuite aux primi avec les tonnarelli alla gricia, un plat d’une grande simplicité mais qui coche toutes les cases d’une pasta réconfortante. Les tonnarelli sont un type de spaghetti aussi appelés spaghetti alla chitarra, elles sont carrées plutôt que cylindriques. Ce plat typique de la région du Lazio est très semblable à la carbonara à la différence de l’absence du jaune d’oeuf. Le guanciale croustillant se mêle au pecorino salé et à l’eau de cuisson des pâtes pour créer une sauce onctueuse qui enrobe les tonnarelli. Ce plat classique ne pourrait se passer d’un bon tour de moulin de poivre et une grattugiata de pecorino, exactement comme à Rome.


En secondo nous avons opté pour la pieuvre grillée, deux beaux tentacules sont posés sur des pommes de terre rattes croustillantes à l’extérieur et fondantes au centre. La pieuvre cuite au court bouillon puis grillée à la perfection est souple, absolument pas caoutchouteuse, avec un bon goût fumé qui se retrouve aussi dans l’huile d’olive mêlant poivron grillé et n’duja. Originaire de la Calabre, le n’duja, est un type de tartinade au porc très épicée, mais elle est ici très bien dosée. Ici et là, quelques olives taggiasche, de petits morceaux de romanesco et quelques amandes agrémentent le plat mais le rendent légèrement trop salé. Une purée de romanesco servant de sauce permet de capter toutes les saveurs dans une seule bouchée.



Pour terminer cette belle expérience chez Moccione, le gâteau à l’huile d’olive nous semble tout indiqué, vous suivez le thème ici? Celui-ci est un gâteau à la poudre d’amande moelleux à souhait où l’on goûte bien les subtilités aromatiques de l’huile d’olive de qualité, je dénote aussi une touche de lievito vanigliato typique des desserts italiens. Il est servi avec un gelato au caramel sans amertume. Des pommes au rhum surmontent un monticule de yogourt bien onctueux et avec une acidité qui contrebalance la sucrosité de ce dessert. Encore une fois, l’équilibre des saveurs est parfait!


Adresse : 380 Rue Villeray, Montréal, QC H2R 2E6


 

 
 
 

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